
Le Cameroun

1. Situation Géopolitique
1.2. La population
1.2.1 Un peuplement très diversifié
La population du cameroun est estimée à 12 875 000 habitants. Elle est
répartie en plus de 500 ethnies. La classification courante sur des critères
essentiellement linguistiques permet de reconnaître :
•les Haoussa pour l'essentiel en provenance du Tchad voisin, •les Soudanais, de parler
tchadique, •les arabes Choa qui sont des éleveurs nomades de groupe sémite,
•les Foulbés formant 2 groupes, un sédentaire, l'autre nomade, •les Bantous
formant plus de la moitié de la population du Cameroun, •les Bantoïdes,
•les Pygmées, peu nombreux, peuple nomade vivant essentiellement de la chasse.
1.2.2. Répartition de la population
La densité générale du pays est faible, 25ha/km< en 1992. Cependant
on observe de fortes disparités. Les provinces les moins peuplées (Est,
Adamaoua, Sud) ont tout au plus 10 ha/km< ; celles moyennement peuplées (Nord,
Cen,tre, Sud-Ouest) ont des densités qui varient entre 15 et 40 ha/km<.
Le phénomène d'urbanisation a connu une certaine accélération.
En 1992, 42% de la population vit en ville. Actuellement, 65 villes ont plus de 10
000 habitrants et 8 villes ont plus de 100 000 habitants. Douala, la métropole
économique compte à elle seule près de deux millions d'habitants.
En ce qui cçncerne la structure par âge de la population, elle se caractérise
par une foirte présddominance de jeunes, 46% de la population a moins de 15
ans.
Après la période de 1970 à 1987 où l'on note une croissance rapide
et soutenue de la population survient une légère décélération
de la croissance démographique. Il est évident que les effets combinés
de la récession économique et la maîtrise croissante de la fécondité
vont accentuer cette baisse du croît naturel.
1.2.3. Le gouvernement.
Le régime est présidentiel, avec coexistence de plusieurs partis politiques.
Les élections du 11 octobre 1992 ont reconduit le président Paul Biya au
pouovoir malgré quelques controverses. Le peuple espère et attend néanmoins
des lendemains meilleurs.
1.2.4. Les ressources.
Les potentialités sont énormes, le Cameroun disposant de ressources naturelles
variées. Mais c'est uin pays essentiellement agricole dont les sols peuvent
produire toute la gamme des cultures de l'Afrique chaude :
•culture de rentre : cacao, coton, huile de palme, café, thé, canne à
sucre, hévéa, bananes. •cultures vivrières : manioc, plantain, igname,
macabo, maïs, sorgho, mil.
en marge del'agriculture, il existe une activité pastorale traditionnelle qui
se modernise peu à peu. C'est lza partie septentrionale qui est la plus adaptée
à l'élevage ( petit et gros bétail). Quant au Sud,l'élevage se
réduit pour l'essentiel au petit bétailk et à la volaille.
En matière de vivre,le Cameroun tend vers une autosuffidsance alimentaire mais
les besoins en protéïnes ne sont pas couverts dans toutes les coiuches
de la population. La viande à cause de son prix constitue un aliment de luxe
dsnas la plupart des ménages. Les produits de la pêche sont mlimités
et les populations se contentent en général fde poissons congelés
importés.
Le bois constitue une richesse potentielle, mais la gérance de ce secteur échappe
aux nationaux et profite aux sociétés d'exploitration étrangères.
Les ressources en eau sont abondantes et constituent un potentiel énergétique
appréciable. Les chutes naturelles ont permis d'aménager une grande centrale
hydro-électrique (Edéa) qui couvre les besoins énergétiques d'une
grande partie du pays. Les ressources minières sont : fer, bauxite, or, pétrole,
gaz naturel, cassitérite. Le pétrole est très exploité et les
rtéserves s'é&puisent.
Le secteur touristique n'est pas très développé, bien que les sites
natrurels offrent de grandes possibilités.
La crise économique que traverse le Cameroun à l'heure actuelle est dramatique.
L'inquiétude et l'incertitude ne cessent de gagner la grande majorité des
camerounais qui ne parviennent plus à gérer la vie de tous les jours.
1.2.5.Caractéristiques géographiques, historiques ou culturelle essentielles
1.2.5.1.Caractéristiques géographiques
Le Cameroun fait partie de l'Afrique Centrale, avec une ouverture sur l'Atlantique
au Sud-Ouest. Sa superficie est de 475 442 Km<.
Le climat est de type équatorial vers le Sud (2 saisons de pluies et 2 saisons
sèches) et tropical vers le Nord (une saison de pluies et une saison sèche).
A l'intérieur du pays, la végétation est très diversifiée.
Du Sud au Nord, on a la forêt, la savane, le sahel, et même une amorce
de désertification à l'Extrême Nord. Les sols tropicaux ne sont pas
très fertiles et l'agriculture sur brûlis les appauvrit encore davantage.
Néanmoins il existe des sols volcaniques très fertiles dans certaines régions
montagneuses (Ouest,Adamaoua).
1.2.5.2. Caractéristiques Historiques
La bordure du Cameroun fut découverte en 1472 par navigateurs portugais. Par
la suite, les populations vont connaître pendant près de trois siècles
l'assautr des négriers installés dans le golfe de Guinée. Après
l'abolition de l'esclavage au 19° siècle, l'Allemagne s'empare du Cameroun
en 1884 et en fixe les limites (à peu près les limites actuelles).
Suite à la défaite allemande pendant la prmière guerre mondiale, la
colonie est partagée entre la France et l'Angleterre en 1919. Il existe aujourd'hui
deux langues oficielles qui sont l'héritage de ces deux régimes coloniaux
: l'anglais dans les provinces de l'Ouest (Nord et Sud-Ouest ) et le français
dans le reste du pays. En 1960, le Cameroun accède à l'indépendance
et en 1961, la réunification des deux ^parties donne naissance à un état
fédéral. En 1972, les deux parties fondent en un Etat unitaire, République
Unie du Cameroun, qui deviendra République du Cameroun en 1984.
La coloniosation a laissé desmarques profondesq dans la société. Il
y a une coexistence des modes de vie traditionnel et occidental, ainsi que deux mentalités
différentes, francophone et anglpophone. L'ensemble offre une culture riche
en couleurs comme le témoigne la situation linguistique.
Les croyances traditionnelles sont l'animisme ou culte des ancêtres et l'adoration
des phénomènes de la nature. LEs religions ttraditionnelles sont l'Islam,
le Catholicisme romain et les diverses églises protestantes issues de la réforme.
La plupart des camerounais concilie très harmonieusement la religion (catholique,
protestante) le culte des ancêtres et d'autres pratiques traditionnelles, très
souvent entachées d'occultisme.
1.1. Capitale
La capitale politique est Yaoundé. Elle a environ 800 000 habitants. Elle est
située sur un plateau d'altitude moyenne et bénéficie d'un climat
équatorial humide. Les pluies y sont abondantes et les températures moyennes
(20-24°C). Sièges des institutions de laRépublique, Yaoundé abrite
aussi de nombreuses missions diplomatiques.
1.1.1. Sur le plan social
La ville bénéficie d'équipement modernes dans l'ensemble, bien qu'insuffisants.
La demande sociale de l'éducation est largement supérieure à l'offre,
et les infrastructures scolaires s'en trouvent dépassées, aussi bien dans
le primaire, le secondaire, qu'à l'université.
Le niveau de vie a largement baissé au Cameroun, à la suite de deux diminutions
de salmaires (enviropn 620% au total) survenues au couors des années 1992-1993,
et de la dévaluation du 12 février 1994. De très nombreuses familles
sont frappées par la misère et la famine, bien que les vivres et autres
aliments soient abondants sur le marché. La population doit affronter également
la hausse des prix sur les produits importés et parfois locaux.
1.1.2 Sur le plan sanitaire
Sur le plan sanitaire, les équipements et le personnel sont dépasss. De
nombreux décès surviennent dans les hôpitaux car il devient également
difficile de se soigner, surtout pour les classes défavorisées qui forment
l'essentiel de la population. La baisse de salaire amène de nombreux médecins
et spécialistes du corps médical à exercer en clientèle privée,
à domicile ou dans les cliniques, ce qui affecte leur disponibilité ou
leur service à l'égard des classes moyennes. Les populations doivent également
faire face à une insalubrité croissante dans la ville, due au fait qu'elle
n'est pas régulièrement nettoyée surtout dans les quartiers non résidentiels
ou surpeuplés.
1.1.3 Sur le plan de l'habitat
Yaoundé est une ville d'une beauté moyenne, présentant quelques sites
touristiques (Palais des Congrès, Mont Febé...) Il existe des quartiers
résidentiels (Bastos, Omnisports...) qui contrastent avec plusieurs autres quartiers
misérables et surpeuplés (Tsinga élobi, Mokolo, Briqueterie...)
2.L'EGLISE.
2.1- Degré de réceptivité ou de résistance à l'Evangile.
L'Evangile est facilement reçu et connu, mais la sanctification, la mise en
pratique et l'obéïssance à Christ ne sont pas effectives. Les populations
se méfient instinctivement de tous ceux qui parlent du péché ou de
la mise en pratique des lois de la Bible, qu'elles qualifie'"nt aussitôt
de sectaires ou de fanatiques. La religiosité imprègne fortement les masses
et plusiesurs se croieint chrétiens dès lors qu'ils sont baptisés,
ont adhéré à une église ou alors sont tout simplement issus de
parents chrétiens.
Actuellepmnt,la soif de Dieu est visible. La crise éconoimique et la peur du
lendemain poussent jeunes et moins jeunes à rechercher refuge en Dieu de façon
réelle et profonde.
2.2- Princes spirituels qui influencent la nation
a) L'Islam.
C'est une domination du Grand-Nord. Ceux qui se convertissent au christiansisme sont
aussitôt reniés ou torturés. Dans les grandes villes il;existe des
mosquées et des quartiers musulmans. La rigueur des rites ne favorise pas la
pénétration de ces populations par l'Evangile.
b) Les religions traditionnelles
(catholicisme romain, églises protestantes "non réveillées").
Elles sont répandues au sein, de tooutes les couches sociales ; l'esprit de
religiosité est impressionnant, bien qu'on y trouve également quelques
chrétiens engagés.
c) L'occultisme.
Les sectes pernicieuses se font de plus en plus a rrogantes et conquérantes;Rose-Croix,
Franc-Ma çonnerie, Foi Bahaï, Témoins de Jéhovah, Bouddhisme,
Satanisme...
d) Les démons du tribalisme.
Ils sont très agissants ; ils cherchent à diviser le pays et veillent à
garder les tribus et les familles dans une soumission aveugle aux pratiques ancestrales.
e) L'alcoolisme
Le nombre de bars est impressionnant, dans certains quartiers par exemple, les lieux
de vente sont implantés ytous les 25 mètres. C'est regrettable de constater
combien la croissance numérique des bars est supérieur à celle de
l'Egmlise. La violence, la fornication, l'adultère et autres maux ne cessent
de gagner du terrain. La conséqauence de tout ceci est l'aveuglement spirituel
et ml'égarement de bien des:couches de la société.
2.3- Nombre réel de chrétiens et pourcentage.
De manière générale, on peut avancer les données suivantes :
•Religions tribales : 12% (populations du Centre et du Sud) •Musulmans : 24% (surtout
concentrés dans la partie Nord) •Bahaï : 0,8% •Chrétiens : 63,2% (croissance
de 3,3%)
•protestants : 22% ( croissance de 4,3% ; 22 dénominations parmi lesquelles
:
•Evangéliques : 4,9% •Pentecôtistes et charismatiques : 0,8%
•catholiques romains : 40% (croissance de 2,8%).•
•Témoins de Jéhovah en pleine expansion depuis leur reconnaissance officielle.
•Autres : 1,2%
Le nombre réel de croyants vivifiés en Christ avoisine seulement les 6%
de la population. Les musulmans constituent l'essentiel des non-chrétiens. Bien
que des missionnaires soient à l'oeuvre dans plusieurs villages,io existe encore
des groupes ethiques non-atteints, notamment au Nord et à l'Est du pays (Pygmées).
Les civilisations de ces groupes (fétichismen croyance à certains dieux,
langues, structures sociales...) constituent des barrières certaines à
l'évangélisation.
2.4- Comment l'Eglise se développe-t-elle des dernières années.
La progression numérique est notable, avvec extension des anciennes communautés
réveillées ou implantation de nouvelles, mais on peut noter une faible
progression spirituelle.
La croissance des églises est basée sur les campagnes d'évangélisation
qui sont organisées au sein des communautés, dans les places publiques,
des établissements scolaires ou dans des maisons au sein qdes quartiers. A cause
de la méfiance et de la peur des sectes, le témoignage personnel par l'amitié
et la confiance dans les relations au sein de la famille révèle son éfficacité
dans l'évangélisation.
Le principe de cellules de maisons est de plus en plus adoptée par les églises
réveillées. De petits groupes de chrétiens se réunissent dans
les quartiers pour la louange, la prière, l'étude biblilque, l'enseignement
de la Parole fde Dieu ou les repas fraternels.
Pour ce qui est de la qualité spirituelle, elle reste à améliorer.
Le travaikl de suite n'est pas toujours bien mené dans la vie des jeunes convertis
pour en faire des disciples matures, et parfois l'accent es tdavantage mis sur la
recherche des dons spirituels que sur la qualité de la vie intérieure.
Qualques scandales ont parfois jeté le discrédit sur l'église suite
au péché de certains membres ou de reponsables.
2.5- L'évangélisation, la prière et l'oeuvre de l'Esprit qui ont déclenché
une offensive ou ont fait une brèche pour le Royaume de Dieu.
D'une manière générale,on peut dire que le Saint-Esprit souffle sur
l'Eglise un vent de renouveau. La crainte de Dieu se répand et de plus en plus
de chrétiens manifestent un grtand engouement pour la prière ; des actions
concrètes sont entreprises pour permettre l'avancemùent du Royaume de Dieu
; l'évangélisation prend de l'ampleur ; l'action vis-à-vis des déshérités
dans les grandes villes et la lutte contre les forces des ténèbres deviennent
une réalité dans plusieurs communautés vivantes.
2.6- Les poins forts que leSeigneur souligne ces derniers temps.
•L'appel à la prière, à la mission, à la sanctification. •Le
désir de réconciliation de d'unité qui commence à être valorisé.
2.7- Développement d'oeuvres chrétiennes dans la société.
Les églises pentecôtistes sont bien installées dans les centres urbains,
et s'étendent également dans les petites villes et quelques villages. Le
mouvement pentecôtiste a été à l'origine d'une action de réveil
au Cameroun, touchant plusieurs couches sociales. On note également la création
ou la naissance de nouvelles églises et oeuvres missionnaires. Le Seigneur est
à l'oeuvre et de plus en plus de jeunes ressentent ou reçoivent l'appel
poure travailler à plein-temps dansla mission, au Cameroun ou ailleurs, mais
ils sont souvent confrontés àla difficulté d'une cormation missionnaire
appropriée.
3. LA SOCIETE.
3.1- Mentalités et coutumes.Changent-elles par l'influence de l'Evangile?
Chez les peuples islamisés du Nord, les mentalités et coutumes sont fortement
influencées par les lois islamiques. Ces populations sont regroupées autour
d'un "lamido" qui est à la fois chef politique et chef religieux,
par lequel les autorités administratives nationales doivent passer pour les
atteindre. L'Islam s'oppose à l'Evangile, et les musulmans considèret comme
païens tous ceux qui ne partagent pàas leur coinception d'Allah. C'et ce
qui explique la Djihad (guerre sainte) qui eu pouyr résultat l'islamisation
d'une partie de l'Ouest et du Mbam. Un musulman qui se convertit à Christ est
maudit et persécuté violemment par ses proches.
En marge des islamisés, certaines populations ayant résisté courageusement
à l'invasion musulmane vivent sur les hauteurs, et sont plus réceptives
aux communautés missionnaires qui y sont installés. Il reste à les
défaire de leurs mentalités religieuses acquises du catholicisme romain
et quelques autres églises traditionnelles. Au sein de ces populations on trouve
aussi une forte proportion d'animistes.
Dans l'Ouest du pays les Bamilékés des hauts plateuax sont au départ
un peuple animiste qui pratique le culte des ancêtres. En outre, ils sont organisés
en chefferies assez bien structurées dont le rôle est la sauvegarde de
la tradition et la pratique de la polygamie. Ils s'adonnent aux rituels, aux sociétés
et danses secrètes.
Les populations des grassfield sont par leurs mentalités et coutumes très
proches des Bamilékés. Leur séparation provient de l'héritage
colonial, puisqu'ayant été soumises à deux métropoles différentes,
Londres et Paris. Ces peuples adhèrent donc au christianisme mais maintiennent
des liens plus ou poins serrés avec leur tradition. Dans l'ensemble du pays,les
populations entretiennent des rapports plus ou moins étroits avec l'ocultisme.
Les marabouts et les fétichistes sont très réputés et la divination
est très poussée. Ce sont des personnes puissantes qui exercent une influence
réelle sur des familles, dont certaines sacrifient presque tous leurs revenus
pour ces sortes de gourous qui sont consultés pour tout.
Lesmentalitéschangent pzr l'influence de l'Evangile, mais de façon individuelle.
Le croyant qui apprend à se soumettre à la Seigneurie de Jésus rompt
avec la tradition, car délivré de la peur de la mort et des ancêtres.
La civilisation urbaine joue à la faveur de l'évangélisation. Loin
des parents, des coutumes et des contraintes de la tradition, les jeunes sont plus
réceptifs à la Bonne Nouvelle ; parfois, ils manifestent un zèle très
poussé qui interpelle les membres de lezur famille à Christ ou leur attire
de nombreuses persécutions.
3.2- Attitudes des autorités et des médias.
L'opposition gouvernementale ou médiatique face à l'Evangiole de Jésus-Christ
n'est pas directe au Cameroun. Les chrétiens jouissent d'une ggrande lilberté,
dans l'exercice de leurs activités, ainsi que toutes les autres religions. Quelques
programmes religieux sont diffusés de temps en temps à la radio ou à
la télévision. Il appartient aux chrétiens d'être plus ambitieux
pour jouir d'une grande influence a un niveau national. Mais de façon générale,les
autorités et les médias se méfient de tout ce qui n'est pas église
conventionnelle, c'est-à-dire catholique ou protestante.
4. LA FRANCOPHONIE : Comment est-elle perçue ?
4.1- Dans la société du pays.
Elle est perçue avec un arrière plan de la colonisation. L'avènement
de la démocratie a beaucoup contribué à critiquer ouvertement l'intervention
de la France dans la politique et l'économie du pays. Néanmoins, l'ancienneté,
la diversité etl'intensité des relations entre le Cameroun et les pays
francophones, avec en t^te la France, font de la Francophonie une réalité
avec laquelle il faudra encore compter pen,dant longtemps au Cameroun. La France
est le premier partenaire économique et culturel (notamment en matière
d'éducation) du Cameroun.
De nombreux hauts cadres camerounais ont effectué ou effectuent leurs études
en France. Beaucoup de camerounais, par réalisme envisagent non pas une rupture
totale avec la francophonie, mais plutôt une réforme qui permettrait aux
africains d'en tirer davantage de contributions positives, pour leur développement
dans tous les domaines.
La partie francophone du Cameroun regroupe environ 80% de la population, mais le
français est une langue de communication courante pour environ 20% de la population
seulement. Il estsurtout utilisé dans l'administration et l'enseignement. La
grande majorité de la population s'expriment dans les nombreuses langues dupays,
ou en anglais, la deuxième langue officielle.
Sur le plan politique, la francophonie est mieux perçue.
4.2. Dans l'Eglise
Dans l'Eglise, le français est utilisé pour annoncer l'Evangile, surtout
dans les grands centres urbains. Dans les zones rurales, ily a une forte utilisation
des langues locales, en vue d'atteindre tous ceux qui sont encore analphabètes.
Dès le début de l'évangélisation du Cameroun à la fin du
19ème siècle, beaucoup de missionnaires ont apprius les langues locales,
et c'est par elles qu'ils ont présenté l'Evangile aux populations.
L'abandon du français ou de l'anglais dans les cultes en ville a conduit à
la création des communautés ethnolinguistiques à l'intérieur
même des dénominations (dans les églises tadtionnelles). Le français
apparaît aujourd'hui à la fois comme un obstacle à l'évangélisation
des populations illetrées et comme un facteur d'unité du corps de Christ
en milieu urbain. Il faut néanmoins signaler que la francophonie telle que conçue
par COEF. , souffle d'espoir, est encore peu connue dans les milieux chrétiens
au Cameroun. L'idée d'une union entre chrétiens francophones au niveau
intenational n'est pas encore bien perçue. C'est une vision qui doit )être
patiement communiquée.
Mais là aussi, il y a des séquelles de la colonisation et des relations
entre la France et les chrétiens camerounais.
En conclusion les chrétiens de la jeune génération sont optimistes
par rapport à la communication entre les oeuvres et églises francophones,
en vue d'un grand réveil spirituel.
5. SUJETS DE PRIERE, REQUETES ET PROJETS.
5.1- L'Eglise
•Remercier le Seigneur pour la libéralité d'évangélisation d
ans le pays. •Prier pouor la défaitre des démons de tribalisme, qui vfont
des ravages dans le pays et même dans les églises et la;rupture des liens
traditionnels tels que le culte des crânes, le fétichisme, etc... •Pour
la prtection de l'Eglise contre les forces occultes et les sectes ainsi que pour
l'évangélisation des musulmans et des ethnies non-atteintes. •Prier ppur
une conception objectivce et positicve de la Francophonie, l'unité des leaders
chrétiens et une vision missionnaire dynamique pour le témoignage de l'Eglmise.
•Prier pour la haine du péché parmi les chrétiens et l'action puissante
du Saint-Esporit pour le réveil au Cameroun. •Pouor la croissance des jeunes
ministères et des églilses vivantes dans les grandes villes. •Prier afin
que Dieu suscite des chrétiens ationauix ou occidentaux pour soutenir financièrement
ou matériellement la vague de missionnaires quio se lèvent dfans la jeune
génération. •Prier pour l'alphabétisation de toutes les populations du pays,
pour la création et le financement de structures missionnaires (écoles
chrétiennes, hôpitaux...) popuvant emlployer le personnel chréitien
disponible et capables d'avoir un grand impact sur la viue sovciale.
5.2- La vie sociale et politique.
•Pour une véritable démpocratie tenant compte des aspirations et des doléances
du peuple. •La cessation des injustices, des vols et corruptions miltiàles qui
appauvrissent les uns au profit des autres. •Contre la famine et la misère qui
s'installent progressivement dans les familles et la détérioration du système
éducatif. •Contre une éventuelle guerre civile.
Florent Tchoumi.f
|